Nous voilà « les vieux » devenus Ceux qui déjà appartiennent à l’histoire, Ceux qui se plaignent de leur mémoire, Encombrée de tant de faits, Qu’ils ont du mal à y loger, l’actualité ! Les portes s’ouvrent sur l’après, pour se fermer sur l’avant Des comptines au ban bourguignon, Le temps a passé dans un tourbillon. Du premier au troisième âge, La petite enfance s’est déclinée en tranches et en farines, Puis d’ un bond, sans réflexion, Nous voilà arrivés au troisième âge de la (…)
Artiste peintre & Écrivain
Articles les plus récents
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"Vieux" ... ne le devient pas qui veut !
19 mai 2010, par Paule Vermylen-Milamant -
Le temps passe, les vieux aussi...
19 mai 2010, par Paule Vermylen-MilamantOn pourrait sans chercher loin, Dire que l’on est toujours le vieux de quelqu’un.
Dans la société, et c’est heureux,
Les vieux ont toujours existé.
Le temps passe, les vieux aussi,
Remplacés par de plus jeunes vieillis à leur tour…
Mais plus malins aujourd’hui qu’hier, ou mieux soignés simplement,
Les très vieux semblent durer plus longtemps,
Et les jeunes vieux, résister à aller de l’avant.
Alors qu’à la retraite, ils ont aspiré si fort, qu’ils l’ont même anticipée, (…) -
Dis-moi Maman, c’était quand ?
21 mars 2010, par Paule Vermylen-MilamantQuand la Roche était corail, Quand la Roche était de glace, Quand la Roche dominait la steppe, Quand rennes, bisons, chevaux, En hordes sauvages déboulaient à ses pieds... Dis-moi maman, c’était quand ?
Quelle importance mon enfant, des millions d’années ! c’est beaucoup trop long à compter ! Quand les Eduens y vivaient joyeux et bagarreurs, Quand les romains laborieux et novateurs sur ses coteaux plantèrent la vigne, Quand les chevaliers en armure, Qui d’Armagnac ou de Bourgogne (…) -
la Roche au soleil rouge
14 mars 2010, par Paule Vermylen-MilamantLa Roche n’a pas d’eau à ses pieds pour s’y mirer, tout juste quelques rangs de vigne, qui soulignent, de leurs rayures alternées, le port altier de son rocher.
Parfois, un soleil rouge...
Quand, pour elle il se couche... De l’autre côté de la terre il va se lever... et réchauffer d’autres rochers... -
Souvenirs de grandes vacances
6 mars 2010, par Paule Vermylen-MilamantPour un enfant, dans ce temps-là, La mer, c’était une idée que l’on caresse, Une évasion, une promesse... Autrefois, la mer on l’avait eue, là. Puis, elle s’était retirée, Et, pour que l’on se souvienne de son passage Avait laissé, incrustés dans les rochers, Ammonites, gryphées et autres coquillages. Pendant les grandes vacances de notre enfance, On avait pour obligation de garder vaches et chèvres, Dans des prés non clôturés, A la limite de Solutré. Et le temps filait, lentement, à les (…)
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La Roche de Solutré
26 février 2010, par Paule Vermylen-MilamantDans un grand craquement elle a surgi de l’océan, vu s’éloigner l’eau bleue, en soupirant, mourir desséchés, coquillages et polypiers.
Pétrifiée par l’éternel hiver glacé, muette, elle a regardé passer fuyant la plaine inondée, tout le temps qu’a duré leur manège, chasseurs et chassés.
Du haut de son rocher, avec indifférence elle a veillé sur tous ces êtres en mouvement qui, à ses pieds s’agitaient, gorgeant de sang son manteau vert, faisant provision de chair, pour l’hiver.
Peu à (…) -
Le vigneron de Solutré
26 février 2010, par Paule Vermylen-Milamant"Histoire ... Préhistoire...
Que d’histoires ! pour de vieilles histoires !"
Maugrée le vigneron de Solutré,
gêné dans son travail,
par des touristes attardés,
et des archéologues passionnés !
"S’il n’ fallait vous en conter qu’une d’histoére...
bougonne-t-il en revisitant sa mémoire,
...ben pour moé - ce s’rait celle de not’ vin doré,
de not’ travail acharné !
pour y vivre à Solutré ! "
Paule Vermylen-Milamant
Avril 2007 -
Natures mortes
29 janvier 2010, par Paule Vermylen-Milamant -
Bouquets de fleurs
23 janvier 2010, par Paule Vermylen-MilamantAnémones - huile
Caresse d’été -pastel
Capucines et buddleias - aquarelle
On les dit "sauvages" - pastel
Lilas - huile
Roses anciennes - huile
Tournesols - huile -
La croix
23 janvier 2010, par Paule Vermylen-MilamantEn souvenir de l’homme qui fut, l’homme qui reste, et espère, accroche une échelle entre ciel et terre. Après avoir couché la pierre du sacrifice, il dresse celle des bras tendus - souffrance et résurrection -
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L’été a explosé en un nuancier de vives couleurs lui faisant un tapis de fleurs.
Survivant de la nuit des temps, dès le printemps, sur sa pierre descellée, le lézard vient y chauffer son sang glacé.
Le randonneur fatigué s’y arrête un moment s’interroge parfois sur sa (…)