Elle n’est pas celle, qu’enfant, je rêvais d’habiter. La mienne, je la voulais chaumière, là-haut, dans les bois, dans une clairière ensoleillée avec les écureuils pour me distraire et les oiseaux pour m’enchanter. Mais voilà, l’âge venant, sagement, dans la maison de mes grands-parents, dans l’enceinte de ses murs centenaires, je réapprivoise le passé, et je sens leur présence à mes côtés qui m’invite à les raconter..
Paule Vermylen-Milamant 15 juin 2007
Artiste peintre & Écrivain
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Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? " Lamartine.La lente agonie du vieux pressoir de la famille, sous le couvert du masque fleuri des géraniums, m’a beaucoup interpellée. Le voyant proche de sa fin, j’ai tenu à lui rendre un dernier hommage. Il était temps, l’hiver 2002 lui fut fatal.
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Vous (…) -
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30 octobre 2008, par Paule Vermylen-MilamantQuand au siècle dernier, au lieu-dit " la place" battait le pouls du village.
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12 septembre 2008, par Paule Vermylen-Milamantc’est ainsi que fut baptisé un de ces immeubles comme il en poussait tant.
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20 juillet 2008, par Paule Vermylen-MilamantEst-ce parce que le vent du nord, la prend de plein fouet... Parce qu’aucun arbre n’y fut jamais planté, Qu’on ne fait que la traverser... Que je la sens abandonnée !
La fontaine rouillée, N’attend plus pour rejoindre le lavoir enterré, Que le coup de boutoir d’un engin pressé. A moins que, jugée trop modeste pour orner un lieu public, Elle n’aille agrémenter quelque jardin privé... Tout comme le banc de pierre, lui aussi disparu Où on prenait le frais le soir venu.
Est-ce au cours d’une (…)